PSG – Marseille : L'efficacité et l'opportunisme VS le manque de confiance et le doute. Petite mention d'agacement pour les réalisateurs TV : ce n'est pas parce que la technique fournit des gadgets (sans doute forts couteux) qu'il faut se sentir obligé de les utiliser. On ne voit pas bien ce que la « caméra araignée » apporte sur le direct. On se dirait au dernier rang du virage avec un paire de jumelles. Pourquoi pas au ralenti ? Et encore...
PSG : ce n'est pas faute d'avoir essayé. On ne pourra pas reprocher aux joueurs d'avoir pris ce match en dilettante car, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont essayé et qu'il se sont investis, notamment pendant la première mi-temps. Toutes les mesures de nos outils d'analyse sont plutôt bonnes sur l'ensemble du match : détermination offensive, motivation, concentration et motivation. Mais voilà, le niveau de détermination défensive est catastrophique : répétition de ce que nous avions déjà vu contre Lyon et contre Monaco. Le manque de détermination défensive n'est pas une constante au cours du match mais il est l'objet de véritables « trous » qui, lorsque l'on tombe contre des attaquants aussi opportunistes que ceux de l'OM, ont des conséquences immédiatement terribles. Trois buts et trois fois le même défaut. Il faut d'ailleurs se rappeler qu'il aurait pu y avoir un quatrième but, lorsque le ballon frappe le poteau. Fort heureusement aucun attaquant de Marseille n'avait suivi (ce qui est fautif), car aucun défenseur du PSG n'avait également suivi : ce qui est fautif également.
Où est le problème ? D'abord, les problèmes sont nombreux et ne concernent pas que le mental. De notre point de vue, le plus flagrant concerne le management du mental. Ils sont quelques entraîneurs (Rennes, Monaco) qui, comme celui du PSG pensent que tout se gère du banc, le mental y compris. Il suffit de voir certaines colères pour comprendre que l'on croit encore au pouvoir de l'entraîneur sur le mental collectif. Le mental se gère sur le terrain sous la responsabilité des joueurs. Vouloir gérer le mental du banc de touche, c'est déresponsabilisé les joueurs alors que la qualité du mental est dans la responsabilité que l'on prend. Inutile de crier, de vociférer, de punir un joueur en le sortant. Ce n'est pas dans ce type de management qu'est l'avenir. Nous voyons petit à petit apparaître d'autres modes dans des équipes qui sont mieux classées avec des moyens moins importants. Responsabilité des défenseurs, mais également responsabilité des attaquants qui ont besoin de reprendre confiance : la confiance, il faut être le premier à la donner et jamais le premier à la retirer. YT
Marseille : du talent certes, mais un peu de réussite. Ce n'est ni le meilleur, ni le plus mauvais match de l'OM que l'on ait vu : c'est un match qui reflète parfaitement la moyenne de nos analyses sur cette équipe. Une bonne détermination offensive et défensive et une motivation de très bonne qualité. On apportera cependant une petite nuance sur la détermination défensive qui n'a pas été constante sur l'ensemble du match et qui a largement profité de la crise de confiance des attaquants du PSG. Hier soir, le scénario du match a été favorable très rapidement mais ne doit pas masquer des failles encore réelles dans ce domaine. La solidarité du groupe est actuellement de bon niveau. Notre indicateur de concentration donne un résultat global correct, cependant, il faut préciser. Cet indicateur prend en compte de très nombreux facteurs, dont l'efficacité et la lucidité. Ce sont ces facteurs qui ont largement influencé notre mesure. Car en ce qui concerne l'attention et la constance de la concentration par exemple, il y a encore de gros progrès à faire.
Au total, Marseille est actuellement dans une dynamique de réussite, sûrement la meilleure depuis le début de la saison. La confiance qui dépend de cette dynamique est là et la prise de risque est assurée. Tout ira donc bien s'il n'y a pas de grain de sable car le fond est encore un peu fragile.
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Lyon / Lens : l'engagement a servi de moteur aux deux équipes
Petite remarque inhabituelle au journaliste de Foot+ dont la partialité n'était pas spécialement évidente. Un enthousiasme régulier sur les actions offensives de Lyon (à peine masqué par des critiques peu étayées sur l'OL) : tout cela n'est pas de très bon aloi.
Lyon : une solidité collective un peu retrouvée. Ce n'est pas sur le plan de l'engagement et de la motivation que l'on pourra critiquer la prestation des joueurs de l'OL. La détermination offensive a été de bonne qualité. On comprend d'ailleurs assez mal que l'on puisse siffler un joueur à sa sortie quand il vient de faire autant d'efforts dans la solitude tactique d'un schéma à un seul attaquant. Il faut savoir ce que certains spectateurs veulent : ceux-là semblent sans cesse s'autoriser à exiger l'inverse et son contraire. La détermination défensive a également été au rendez-vous. Au total, la motivation générale était de bon niveau. On a retrouvé également quelques signes positifs de solidarité de ce collectif que l'on ne voyait plus depuis un certain temps. Enfin, la concentration générale est acceptable.
Dans le déroulement du match, les 25 premières minutes on montré une équipe fébrile : une équipe manifestement engagée, mais qui manquait d'application. Une série de corners plus tard, et Lyon montrait qu'il pouvait avoir un autre visage, pendant 3 minutes. Car dès la 33ème minute, les sifflets des supporters commençaient à se faire entendre. Pourquoi ? Parce que l'embellie de la 25 à la 28ème minute laissait place immédiatement au retour d'un certain dilettantisme. 3 minutes de jeu acceptables et les réflexes de stars reprenaient le dessus chez certains. Le public ne pouvait effectivement pas accepter que son équipe se suffise de trois minutes de jeu sur 90. Il semble que les sifflets du public ont porté leur fruit et que chacun s'est remis un peu de plomb dans la tête. Comme quoi, le public peut intervenir sur le mental a condition de manifester à bon escient (ce qui n'était pas le cas sur la sortie de Gomis). On notera enfin (42ème minute) que le changement de rythme de jeu des Lensois a montré que la défense Lyonnaisse peut se trouver totalement débordée : à méditer sur le plan de la concentration...
Lens : difficile d'espérer mieux. La détermination offensive a été d'excellent niveau et ne prête pas vraiment à commentaire. La détermination défensive a été beaucoup plus aléatoire, particulièrement au cours de la deuxième mi-temps. La motivation globale a été de très bon niveau de même que la solidarité qui est très acceptable.
Sur le plan de la concentration, même si le niveau global est acceptable, il y a à redire. A ce niveau de compétition, les pertes de balles en défense sont coupables. Ces pertes de balles correspondent à la fois à un manque de détermination défensive, à un manque de concentration et à un manque de lucidité. Il y a urgence dans ce domaine.
Un technicien doit toujours être très attentif aux répétitions. On aura plus qu'à méditer sur une situation de jeu qui s'est répétée trois fois au cours de la partie : un débordement sur l'aile, un centre et une interception systématique du goal qui se trouvait toujours entre le centreur et l'attaquant en position central. Le technicien parlera de placement, nous nous parlerons plutôt de lucidité, de lecture de jeu et de manque de travail sur les automatismes (non pas de placement, mais de perception et de communication). Il faut aussi s'y mettre vite.
Failles de vigilance en défense, de lucidité en attaque : difficile d'espérer mieux à ce niveau. Dommage car le bilan général est plutôt bon et le potentiel de ce collectif est très intéressant. YT
Marseille / Valenciennes : petite leçon de football en région PACA.
Marseille : dès que l'on se rappel de l'essentiel. Courir après le ballon, faire courir le ballon sans le perdre avec un tantinet d'inspiration : ce sont quelques fondamentaux du football dont Marseille s'est rappelé avec bonheur avant d'accueillir Valenciennes. Voilà pratiquement un match plein : Un niveau de motivation de très bonne qualité qui s'est également traduit par une détermination offensive conforme à ce que l'on attend du groupe et une détermination défensive de très bonne qualité. On regrettera encore un ou deux errements et quelques failles dans la détermination défensive. Mais L'OM n'a pas gagné 5-0 mais 5 à 1. L'important n'est-t-il pas de marquer plus de but que l'on n'en encaisse ? La solidarité du groupe a été de très bon niveau, mais l'on sait que celle-ci est forcément meilleure dans la dynamique de la victoire que dans les difficultés de l'échec. Cependant, même comparé à des des équipes qui gagnent et dominent, le niveau de solidarité est de bonne tenue. Enfin le niveau de concentration est resté excellent, un des meilleurs bilans depuis le début de la saison pour L'OM.
Finalement on ne trouve vraiment que des éléments de satisfaction si l'on ne veut pas trop pinailler. Il reste une inconnue : comment ce groupe capable d'aussi bien, sur le plan mental compris, peut-il se retrouver dans de telles approximations à d'autres moments de la saison ? Ne faudrait-il pas réfléchir à l'ossature collective qui réussi ce type de performance ? Certes l'effectif du club est important, mais est-il utile et habile de le faire tant tourner ? Petite anecdote : le joueur qui influence le plus le résultat de L'OM cette saison est Brandao et non pas Niang...
Valenciennes : si peu de motivation devant l'OM. D'accord, Marseille n'est plus le club de prestige qu'il a été pendant quelques années. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un club important dans le football français et qu'il n'y a normalement pas besoin d'un grand discours pour motiver des joueurs qui se déplacent au Vélodrome. Il faut croire que le joueurs de Valenciennes ont besoin d'être boosté pour ce genre de match, parce que spontanément, ils ne donnent pas vraiment le meilleur d'eux-mêmes. Voilà un match bien décevant : Une détermination offensive qui laisse à désirer à ce niveau. Une détermination défensive qui n'aura fait illusion qu'une mi-temps et qui sombre dans la deuxième période. Une solidarité défaillante. Des problèmes de concentration à répétition qui montrent que l'on n'y est pas vraiment. Et donc, enfin, un niveau de motivation général indigne.
On dit par habitude que les joueurs les moins cotés courent plus. Hier c'était les vedettes qui couraient et les autres qui les regardaient courir. Depuis que la presse a fait des comparaisons stupides avec Barcelone, cette équipe a perdu le Nord. Ce n'est pas de la faute de la presse, mais de ceux qui n'attendent qu'un prétexte pour prendre le melon. L'entraîneur, qui lui ne s'y était pas laissé piéger, n'a pas réussi à désamorcer la mine que l'on avait posée. Peut-être n'a-t-il pas pris suffisamment au sérieux les conséquences de ce qui paraît anodin, mais qui peut briser en profondeur une dynamique. YT
VALENCIENNES – AUXERRE : Un peu trop d'euphorie
Valenciennes : On peut être inquiet de l'emballement médiatique autour de ce club et encore plus de tous les superlatifs qui ont accompagné la préparation de ce match. Si l'on peut faire confiance à l'entraîneur pour garder les pieds au sol, la situation est sans doute un peu plus compliquée dans la tête de certains de ses joueurs. C'est dans le doute que ce collectif est arrivé là où il en est et sûrement pas dans les certitudes. Le match de mardi a été déjà un peu révélateur de ces dégâts médiatiques si fréquents. La détermination offensive n'aura été à la hauteur ni de ce que l'on est en droit d'attendre en L1, ni des bonnes habitudes qu'a pris cette équipe. Le manque de pugnacité à été important et les sirènes de « l'artistique » ont dépassé celle de la volonté. Ce manque d'agressivité aura été encore plus sensible dans les 10 premières minutes de la seconde mi-temps où l'ascendant aurait du être pris. La détermination défensive a été de bonne qualité d'une façon à-peu-près constante pendant tout le match. La solidarité est acceptable, mais sans plus. On est une fois encore en-dessous des bonnes habitudes. Le facteur concentration est au-dessus de la moyenne, mais ce facteur aura surtout été plombé par des problèmes de lucidité. Sans doute gênée par le pressing important d'Auxerre (toutefois très irrégulier), les joueurs se sont mis dans d'inhabituels schémas compliqués en laissant de côté la simplicité qui leur réussit souvent si bien. C'est là qu'il ne faut pas confondre ce que l'on est supposé faire et ce que l'on sait faire réellement. La motivation générale a été de niveau acceptable; mais insuffisant pour espérer plus ce soir là. Voilà un résultat pas si mauvais, mais pas si bon qui pourrait être utile pour remettre du plomb dans la tête de quelques-uns. Une soirée intéressante si elle sert de leçon. Quant aux médias, il faut peut-être définitivement admettre qu'ils cassent plus qu'il ne construisent, surtout lorsqu'ils sont dithyrambiques...
Auxerre : Comment Auxerre peut-il sortir de la phase d'euphorie - que l'on a perçue entre la 9ème et la 14ème journée – sans chuter douloureusement ? C'est tout l'enjeu des journées à venir. A Valenciennes, le boulet est passé très près et le match nul obtenu est un peu flatteur. Sur le plan de la détermination offensive (même s'il y a eu peu de situations permettant d'en juger) l'agressivité et la pugnacité ont été d'un niveau à peine acceptable. Le fait que les attaquants soient privés de ballon devrait au contraire accentuer cette détermination sur les moindres occasions. La détermination défensive aurait été d'excellente qualité s'il n'y avait pas eu les dix premières minutes de la seconde mi-temps. Cette défense est revenue sur le terrain sûre de son fait et cela a failli coûter le match. Le problème est fréquent : après une mi-temps de bonne facture > relâchement et parfois catastrophe. La solidarité du groupe est à peine passable et cela doit être maintenant un vrai sujet de préoccupation. Quant à la concentration, le résultat est catastrophique, digne des courbes que l'on trouve en début de saison. Voilà des joueurs qui n'y étaient pas et qui ont tout bonnement oublié que la bouée de secours des mauvais jours est la simplicité. L'euphorie des résultats n'a-t-elle pas joué un peu le même rôle dévastateur que les médias pour Valenciennes ? La motivation générale est à peine acceptable. L'équipe s'engage dans le pressing d'une façon cohérente dans les 30 premières minutes de chaque mi-temps, mais le temps et la fatigue passant, la détermination collective s'effrite. A-t-on un problème de répartition des efforts ? Petit retour sur terre salutaire également pour Auxerre. Remise au travail dans l'humilité, il n'y a que cela.
Lyon – Rennes : beaucoup de mouvements et d'imprécisions
Lyon : un manque global Lyon ne nous avait pas habitué à des constantes aussi faibles. Si l'on excepte l'engagement continu de L. Lopez, on est tout d'abord étonné du manque global de pugnacité des lyonnais dans les phases offensives. Sur le plan défensif, cela n'est guère mieux et l'on atteint des seuils qui sont anormalement bas dans le championnat français, qui plus est pour un prétendant au titre. Ce manque de détermination n'entame pourtant pas intégralement les données de motivation qui restent acceptables par rapport aux standards. La solidarité est également d'un niveau acceptable. La concentration l'attention et la lucidité générale sont entachées d'une très grande irrégularité. Par vagues, on peut assister à des moments de grande concentration comme pratiquement l'ensemble du dernier quart d'heure de la première mi-temps. Cela compense difficilement une première demi-heure de qualité très médiocre. La seconde mi-temps aura été un peu plus régulière, mais sans être globalement au-dessus de la moyenne. On a le sentiment d'être dans un moment charnière pour le club. Il reste sur les bases solides d'une histoire, mais un nouveau style a du mal à se dessiner dans la construction. L'intégration du « coup de patte » magique de Lopez et de son sens du jeu paraît poser des problèmes d'adaptation du collectif Lyon a-t-il conscience des potentiels individuels réels ? Sait-on les utiliser avec le meilleur rendement possible ? N'est-on pas un peu débordé par certains talents ? Sait-on et ose-t-on prendre les décisions qui risqueraient peut-être de déstabilisé un peu l'histoire récente ? Ou pour le dire autrement : cette équipe n'est-elle pas un peu bloquée depuis deux saisons par l'absence de prise de risques ?
Rennes : Problèmes d'application Rennes a montré des qualités d'une équipe de Ligue 1 française qui entend défendre toutes ses chances, même face à un prétendu plus fort. La détermination offensive est de bonne qualité et en conformité avec les standards. On remarque pour la deuxième fois que A. Gyan perd une partie de ses qualités lorsqu'il est fatigué (après une heure de jeu environ). Ses premières contestations d'arbitrage en sont le premier symptôme fréquent. Il peut même être totalement perdu pour l'équipe comme contre Valenciennes quand sa résistance à la frustration devient inexistante. Son remplacement à apporté une nouvelle énergie offensive dans le dernier tiers du match. La détermination défensive est également acceptable. Là encore la fatigue met un peu à mal cette détermination dans le dernier quart d'heure. Parallèlement avec ces deux paramètres, la motivation est d'un bon niveau. On est plus sceptique sur les éléments de solidarité qui ne sont pas encore suffisants pour aller plus loin. Mais la constante la moins bonne est la concentration. Plus exactement, c'est l'application qui est en cause. Le dernier quart d'heure a été meilleur, mais c'est la seule vague que l'on ait pu remarquer pendant l'ensemble du match. Voilà un vrai sujet de travail. Une équipe qui ne rechigne pas à s'engager, parfois à prendre des risques (et c'est tant mieux) mais qui collectionne aussi les déchets. Est-ce le pendant de l'engagement (ce qui arrive souvent) ? Cela n'est pas certain et le mal paraît un peu plus profond que cela car il y a conjointement des difficultés de lucidité qui apparaissent dès le début de la partie.
Montpellier – Lille : rien ne sert de courir...
Montpellier : C'est un bilan somme toute assez équilibré qui nous est donné par les statistiques "mentales" de ce match. La motivation est globalement acceptable, de même que la solidarité générale du groupe. Le facteur concentration est égaement acceptable, mais il faut signaler que le sous-facteur d'efficacité y est beaucoup dans ce bilan. On est plus circonspect dans le domaine de la détermination qui donne traditionnellement de bien meilleurs résultats que cela. La détermination défensive n'est pas exceptionnelle et surtout pas spécialement régulière. Ce manque ponctuel d'engagement et d'agressivité pourrait coûter relativement cher face à une équipe plus réaliste et plus lucide. Notons que ce facteur est indépendant du bilan des fautes commises sur l'adversaire, secteur où Montpellier dépasse parfois la limite du raisonnable. La détermination offensive souffre également du manque de persistance et de pugnacité sur de nombreuses phases offensives. Au total, le « réalisme » l'a emporté puisque la victoire est au bout. Mais attention, cette victoire pointe plus sûrement les carences de l'adversaire que les qualités mentales indiscutables du groupe sur ce match là.
Lille : Voilà un peu la manière dont on peut passer à côté de son affaire. Sur le plan de l'engagement général, Lille gagne largement la partie aux points, et ce n'est pas la première fois. La motivation sur ce match aura été de fort bon niveau. C'est une habitude que Lille nous a donné le dimanche soir (clin d'oeil). La détermination offensive est d'excellent niveau, de même que la détermination défensive et d'une façon générale la motivation. La solidarité du groupe est d'un niveau encore moyen et mériterait d'être encore travaillée, ceci d'autant plus que les résultats comptables n'amène pas encore à la quiétude. Le talon d'Achille est donc clairement du côté de la concentration. Problème de concentration et d'attention flagrant lors du premier but de Montpellier, mais surtout de gros problèmes de lucidité dans les phases offensives. D'une façon générale, l'attention, la concentration et la lucidité sont des qualités qui tendent à baisser lorsque l'engagement est très important. Il existe à ce niveau un équilibre parfois difficile à trouver. Il est intéressant de noter que lors du dernier quart d'heure du match, la lucidité en phase offensive est devenue meilleure, mais en contre partie c'est à ce moment-là que la détermination et la pugnacité offensive ont très nettement baissé... et manqué. On notera également que le concentration du groupe est entamée par des contre-réactions aux fautes adverses et aux décisions d'arbitre qui sont aussi inutiles que pénalisantes sur le plan de la reconcentration. On ne maîtrise pas du tout la gestion de la frustration dans ce registre. Les problèmes sont posés et les solutions existent...
Sochaux – PSG : Un rit, l'autre peut pleurer.
Autant le dire : Sochaux est passé à côté de son match. Si l'on excepte la détermination offensive que l'on n'a pu codé que très peu de fois dans le match, tous les autres indicateurs sont en-dessous de la moyenne. Chacun aura pu constater les problèmes répétitifs de concentration qui se sont soldés la plupart du temps par une impossibilité d'enchaîner les passes et les gestes techniques dans les 30 derniers mètres. Sans oublier d'autres problèmes de concentration dans tous les secteurs de jeu. Mais où avaient-ils la tête ? Etaient-ils impressionnés par l'adversaire ? Par le match du dimanche soir ? La bonne série passée les avaient-ils rendus trop sûr d'eux. Car côté motivation le compte n'y est pas non plus. Et c'est sans parler d'une détermination défensive en-dessous de tout qui porte à elle seule au moins la moitié de la responsabilité du score. Comment un gardien qui sauve deux fois son but peut-il encore se retrouver seul au moment de devoir faire sa troisième intervention ? Ce manque de poursuite, d'insistance, de pugnacité est fautif. Et ce déficit a été sensible dès l'entame du match : il ne s'explique donc pas par le changement d'un joueur blessé. Les bons résultats précédents ont sans doute largement masqué ce handicap qui avait pourtant déjà coûté cher par deux fois. Si l'on ajoute à tout cela une solidarité du groupe qui paraît bien faible dans ces moments-là, on se dit que ce n'est pas un match à oublier, mais à regarder de très près si l'on ne veut pas que cela se reproduise.
Paris Saint-Germain n'avait donc pas un adversaire de première garde hier soir, mais cela n'explique pas non plus l'ensemble du bon résultat obtenu. Le PSG avait hier soir beaucoup de détermination et de motivation. Ce sont des bons points, mais il ne faudrait pas croire qu'il suffit de réunir des joueurs pour cela. Si toutes les équipes qui tentent ce genre de stratégie réussissaient, cela se saurait et nous aurions 20 champions de France. Toujours est-il que pour ce match là, les vertus d'engagement ont été présentent et que, pour le coup, l'adversaire n'était pas à la hauteur de l'engagement qu'il fallait pour cette rencontre. Ce n'est peut-être pas plus compliqué que cela : avoir plus de motivation que son adversaire. Car chacun l'a vu, ce match du PSG n'a pas été parfait. Les problèmes de concentration ne sont pas réglés. Mais il est vrai également que la concentration et la lucidité ont tendance à baisser lorsque l'engagement est très important. Le PSG ne partant pas très haut dans ce domaine, il est logique que le résultat soit encore un peu moins bon que d'habitude. Si l'on exclut le pénalty généreux de la première mi-temps, le score n'était pas extraordinaire et le nombre réel d'occasions de but non plus. Les faits de jeu ont un peu fait le reste et la défense passive de Sochaux y a parfaitement aidé. Voilà une bonne marche franchie par le PSG mais sur laquelle il ne faudrait surtout pas s'enflammer. On en saura plus contre des adversaires plus musclés mentalement et plus difficiles techniquement et tactiquement.
Toulouse – PSG : bien triste match.
Si ce n'est la détermination défensive du TFC et la pugnacité de ses attaquants dans les rares situations où ils peuvent s'exprimer, il n'y a pas grande satisfaction à tirer de cette prestation là. Ah, si ! Une victoire tout de même. Forcément, défendre à tout crin et se battre comme des beaux diables devant, augmentent le coefficient de motivation qui prend également en compte ces deux données. Par ailleurs, les problèmes d'attention sont manifestes, mais rien à voir avec la déroute du PSG dans ce domaine. A moins que pour Toulouse, il ne s'agisse d'un problème de niveau ou de condition de jeu (pourquoi les fait-on jouer sur le terrain d'entraînement ?). Plus grave peut-être on ne retrouve plus la solidarité qui avait fait une partie des forces du groupe à une époque et, notamment, la saison passée ? Un match à oublier aussi vite que l'on se rappellera de la victoire.
Le PSG de son côté réussit un genre d'exploit puisqu'il détient pratiquement le record négatif en terme de concentration. Problèmes d'attention ? De concentration ? De lucidité ? De prise de décision ? Tout cela un peu mêlé et l'état du terrain ne peut pas tout expliquer. Le staff aura raison de réfléchir aux nombres de touches effectuées par ses joueurs et récupérées sans même un duel par les Toulousains. On voit dans cet exemple que l'état du terrain n'a rien à voir là-dedans. Une première mit-temps catastrophique sur le plan de l'attention, de l'application et une seconde mit-temps qui commence de la pire des manières. Il aura fallu attendre 9 minutes pour voir un semblant d'enchaînement cohérent qui ne soit ponctué d'une faute technique ou d'une passe ratée ? De cette manière là, il n'y a rien à espérer. On sent que le management a réussi à obtenir de l'engagement de la part de ses joueurs, particulièrement pour presser haut. Soit, mais il semble bien que cette débauche d'énergie se fasse au détriment des facteurs de concentration. Autre intérêt de cette défaite : regarder en boucle le but encaissé. On y verra dès la déviation qui met la défense dans le vent (!?!), un joueur parisien qui lève le bras pour réclamer quelque chose (et qui donc s'arrête au lieu de poursuivre sa course) et le reste de la défense qui revient à un rythme de sénateur alors qu'un sprint aurait donné une petite chance de sauver quelque chose. Voilà, et cela fait 1 à 0. On se dit qu'il y a vraiment beaucoup de travail à faire et on ne voit pas beaucoup de progrès si l'on excepte la pugnacité des attaquants qui ne peut pas pleinement s'exprimer tant les ballons décisifs sont rares.
Marseille / Monaco : Naïveté 1 – Réalisme 2
Ceux qui n'auront pas vu le match se diront sans doute que Marseille s'est fait malmener à domicile ? Ceux qui auront vu la première mi-temps le confirmeront et ceux qui auront vu la seconde mi-temps se demanderont encore « comment est-ce possible » ? Ceux qui regarderons nos graphiques d'analyse resteront sans doute tout aussi dubitatif que ces derniers.
Que s'est-il donc passé ? L'OM domine largement le premier quart d'heure du match, oui mais voilà : sans vraiment y donner l'intensité et la détermination offensive nécessaire. Avec un peu plus de détermination, le score doit déjà être favorable aux Marseillais avant le but Monégasque. Monaco a décidé de ne pas presser et de laisser l'OM dans l'illusion que son équipe tient le match à sa main et qu'il ne peut rien lui arriver. C'est un peu caricatural, mais c'est un peu cela. Le Marseillais manque d'agressivité car ils sont sûrs de réussir à un moment ou à un autre : c'est une forme assez particulière de suffisance très dangereuse quand l'adversaire a décidé de laisser jouer. Un défaut collectif d'attention et de concentration plus tard (dans la défense Marseillaise) un coup-franc un peu chanceux (mais on a le droit) et voilà Monaco qui mène au score. Contre toute logique ? Pas si sûr si l'on prend en référence la pugnacité et la persistance permanente des attaquants de la principauté qui ne lâchent rien. Car eux n'attendent pas que les événements viennent et ils les provoquent. Et tout s'organise pour le mieux pour Monaco quand après une énième course en profondeur, une passe au cordeau et l'aide d'une défense Marseillaise décidément pas toujours concentrée, le score passe à 2-0.
Première mi-temps catastrophique au score pour l'OM (mais pas irréprochable) et on ne peut plus opportuniste pour l'ASM.
La seconde mi-temps sera donc une course après le score. Mi-temps pendant laquelle les défenseurs Monégasque ne tiennent plus la détermination de la première période et la ligne défensive devient petit à petit un gruyère sous l'accumulation des coups de boutoirs. On pourra parler d'un manque de réussite côté Marseillais avec un tir sur la barre et finalement un seul but marqué malgré les nombreuses occasions. Pas si simple car le manque de détermination et d'agressivité dans les derniers gestes est encore capable d'expliquer la plupart des échecs. Nous avions quitté l'OM contre Bordeaux dans un match de grande intensité où les Marseillais avaient fait preuve de l'engagement nécessaire. Hier soir, ils n'ont pas pris leur adversaire du jour avec la même intensité, la même envie, le même engagement, le même sérieux. Il manque encore des qualités de ce type pour prétendre être champion. Quant à Monaco, on ne retiendra que le score, l'engagement sans faille des attaquants et un niveau correct de solidarité. Le reste n'est pas franchement bon, les fautes de concentration et d'attention trop nombreuses et la détermination de la défense ne résistera pas à des équipes plus engagées si elle reste à un degré aussi faible. Enfin, cette équipe est assez nerveuse et conteste en milieu de terrain pratiquement toutes les décisions d'arbitre... Ce n'est jamais très bon signe : il y aura des rendez-vous plus durs, des arbitres moins tolérants et certains joueurs auraient une meilleure inspiration à se concentrer sur leur jeu.
PSG – Lyon : du très petit Lyon.
Les Parisiens doivent encore se demander comment ils ont fait pour laisser filer deux points contre un OL d'aussi petite facture ?
Où les Lyonnais pouvaient-ils avoir la tête car si on exclu un quart de match en seconde période et le but égalisateur on était hier soir en plein désert. Au cours du premier quart d'heure de la deuxième période, il est impossible de trouver un seul enchaînement de passes corrects, notamment en milieu de terrain. Du piètre Lyon à la concentration en déconfiture, à la motivation et à la solidarité discutable, à la détermination défensive en berne. Le seul petit point positif concerne la détermination offensive qui aura été sauvée du désastre après les changements.
Qu'ont donc fait les Parisiens ? Presque tout correctement sauf une détermination défensive largement en décompression pendant la dernière demi-heure : du déjà vu ! Alors bien sûr, il y a eu un goal magique pour l'OL et un petit coup de pouce arbitral. Oui mais...
Psychofoot ne commente pas les choix tactiques qui ne sont pas dans ses compétences. Par contre, lorsque ceux-ci ont une conséquence psychologique, il est intéressant d'en parler. L'entraîneur du PSG a choisi sciemment de ne pas presser les Lyonnais haut et de ne pas solliciter ses attaquants dans ce domaine. C'est un choix que nous ne commenterons pas. Par contre, on doit constater que fréquemment ce choix réduit significativement l'agressivité des attaquants.
D'une façon simple, disons que plus un joueur est sollicité (s'il a du talent bien entendu), plus il maintient un niveau d'agressivité constant. S'il s'implique dans le pressing, sans s'épuiser, il maintient en permanence sa vigilance et son agressivité. Il se trouve sur le plan mental dans une certaine constance et une certaine efficacité. S'il se trouve « autorisé » à alterner les moments de relâchement et les moments d'hyper-concentration, il risque de ne pas disposer de tous les ressorts suffisants au moment voulu.
Nous avions déjà pointé le manque d'agressivité de l'attaque parisienne à Monaco. Il y a des coups de pied et des coups de tête qu'aucun goal au monde, même en verve, ne pourra arrêter. Cela n'enlève rien du mérite du goal Lyonnais (qui a été en constante concentration extrême), mais il y a des occasions où il n'aurait même pas dû voir le ballon. Cette incapacité à marquer quand l'on domine ou quand l'autre est absent, cette incapacité à « tuer un match » confirme nos premières observations. Ne faut-il pas solliciter plus les attaquants dans un pressing à la relance ? Oui. Ce n'est pas un problème tactique, mais un problème psychologique de maintien de la tension et de l'attention. D'autant qu'à Paris, on en connaît au moins un qui ne demanderait que çà...
Monaco – PSG : Tentatives d’arabesques sur champ de labour
A force de regarder des matchs de football sur des terrains d’assez bonne qualité, voire de très bonne qualité on n’imagine même plus qu’il puisse encore exister des « machins » supposer accueillir des matchs de L1. A se demander s’il est raisonnable pour un club comme Monaco d’engager des artistes lors des transferts ou plutôt des laboureurs, ou au moins des jardiniers. Il faudra jouer 19 matchs dans ces conditions : mieux vaut jouer à l’extérieur.
Toujours est-il que Monaco aura eu de grandes difficultés à se mettre en jambe : problème de concentration, sans doute, mais également d’adaptation aux conditions de jeu. N’en parlons plus. Voilà en tout cas une équipe qui montre une mentalité acceptable, particulièrement en phase offensive, là où la détermination est la plus forte. Il lui manque cependant un certain liant, notamment au niveau de la communication inter-joueur et plus globalement au niveau de la solidarité du groupe.
Sur le plan de la détermination, Monaco et le PSG ont montré de large carence dans les phases défensives. Le nombre de passes réussies sur les dégagements du goal monégasque n’ont pas manqué d’interrogé l’entraîneur parisien et cela à juste titre.
C’est finalement un match qui aurait pu basculer d’un côté ou de l’autre. Mais voilà, un peu plus de détermination offensive pour Monaco et un peu moins de détermination offensive pour le PSG et cela fait 2 à 0 : rien à dire, l’opiniâtreté à encore frappé. La défense parisienne à franchement manqué de pugnacité, particulièrement dans le deuxième tiers de la seconde mi-temps.
Le PSG n’a pas su profiter des largesses des 25 premières minutes et des occasions qui se sont multipliées. C’est ensuite un scénario courant : la satisfaction de la domination, la frustration de ne pas marqué mais un soupçon de certitude que les choses ne peuvent qu’évoluer favorablement et c’est de l’énergie et de l’agressivité qui baisse. Evolution on ne peut plus classique alors que c’est justement à ce moment là que la combativité et l’ardeur offensive doit être renforcée. Il ne faut jamais laisser respirer de nouveau une équipe qui semble en voie d’asphyxie.
Marseille / Bordeaux : Intensité et fébrilité
Sur le plan mental le match des prétendants n’aura pas été décevant tant l’engagement a été important de part et d’autre. On s’arrêtera peu sur les différences, même si l’on doit noter que la détermination défensive de Bordeaux a été en deçà de celle de Marseille. C’est une nouveauté des deux côtés. On a vu Bordeaux meilleur sur ce point et Marseille beaucoup moins bon la saison passée. Constante dans le nouveau management de l’OM, vraisemblablement. Une faille ponctuelle pour Bordeaux ? A vérifier toutefois face à des adversaires engagés sur le plan offensif. Car si le manque d’efficacité et de réussite de Marseillais a un peu sauvé les Girondins, il n’en sera pas toujours ainsi. L’autre différence concerne la concentration, plus aboutie pour Bordeaux mais qui reste globalement d’un bon niveau pour les deux équipes en début de saison. Rappelons que la saison passée, il a fallu attendre près de deux mois pour voir une équipe obtenir la moyenne dans ce domaine.
Par contre, les deux équipes nous ont montré une ressemblance qui pourrait être inquiétante dans la perspective des rencontres européennes. Il y a eu de nombreuses fautes, ce qui symbolise clairement l’engagement. Par contre, qu’il s’agisse d’une équipe ou de l’autre, près de la moitié des décisions d’arbitrage a été contestée par les joueurs. Quel manque de maîtrise, que d’énergie perdue, que de fébrilité. Il faut bien comprendre que ces attitudes sont toujours pénalisantes pour les joueurs concernés (2 cartons jaunes pour contestation côté bordelais) et pour l’équipe. Perte d’influx, perte de concentration, perte d’efficacité dans le replacement, la lecture du jeu et la lucidité. Petite question subsidiaire : et si les Girondins n’avaient pas autant agacé l’arbitre ? Peut-être cela aurait-il permis de valider leur but… Mais on préfère toujours interroger les décision d’arbitrage que le comportement des joueurs : même Laurent BLANC, dommage !
Ce ne sont que les dérives d’une soirée un peu tendue ? Souhaitons-le, mais nous pensons qu’il faudra en reparler lors de la Ligue de Champions. Une telle fébrilité et un tel manque de maîtrise se paieront cash.
Petit match de rentrée au Moustoir.
Le public attendait avec sans doute avec impatience les "héros" de Lille. Il aura pu constater que l'équipe n'était pas aussi compétitive qu'il l'espérait. Le bilan mental sur ce match n'est pas très bon et cela à tous les niveaux. Bien sûr, les Lorientais reviennent au score et saluent ce match nul comme une sorte de victoire du mental mais ce n'est pas aussi simple. Tout d'abord, le retour à 2-1 est avant tout un énorme cadeau offert par une équipe de Montpellier incapable de se reconcentrer correctement après l'excès de célébration (légitime mais excessive) de leur deuxième but. Défaut de jeunesse d'une équipe très jeune, mais défaut beaucoup plus général que cela dans le football en général. Par ailleurs, on retrouve certains vieux démons de Lorient qui, après avoir encaissé le premier but, montre encore des difficultés à se remobiliser collectivement. Enfin, lorsque le score revient à 2-1, les Lorientais poussent dans le dernier quart d'heure, mais quelle équipe digne de ce nom ne le fait pas : ce n'est pas exactement la garantie d'un mental à toute épreuve. On ne sait pas si ce collectif se cherche, en tout cas, il ne s'est pas trouvé sur ce match. Si l'on constate ici et là une certaine complicité entre deux joueurs, on n'en est pas encore à une solidarité collective suffisante. Plus surprenant la détermination offensive est assez faible. Lorient a de très bon techniciens devant, mais ne dispose pas à ce jour d'un profil de joueur moins technique mais beaucoup plus déterminé. Cette attaque est dangereuse, mais elle exige des enchainements techniques parfaits : sinon, elle ne pèse pas psychologiquement sur les défenses. Disons pour finir et d'une façon globale que l'ensemble du collectif manque aujourd'hui plus de pugnacité et d'agressivité que de motivation. Une certaine marque de fabrique qui finit par être pénalisante. YT
Qualités et défauts de la jeunesse
Ceux qui attendaient un match fermé de la part de l'équipe de Montpellier en auront été pour leurs frais. Merci à elle, ce n'est pas toujours le cas des équipes qui se déplacent : espérons que cela dure et qu'elle ne se mettra pas à fermer le jeu. Voila en tout cas une équipe qui ne manque pas de détermination et particulièrement de détermination offensive. Pourtant il y a comme un manque, comme un goût d'inachevé. Cette impression est due en partie à quelques opportunités vraiment ratées avec des joueurs qui ne semblent pas encore prêts à prendre toute leur responsabilité dans la finition des actions. C'est un manque de confiance, notamment pour les ailiers sur lequel il va falloir travailler très vite, il ne faudrait pas que ce manque de confiance s'enkyste. Alors, évidemment, on regrettera certainement d'avoir célébré avec autant d'excès le deuxième but pour se faire piéger la minute suivante par un manque de concentration imputable en partie au buteur précédent. Il est légitime de célébrer deux buts d'avance lorsque l'on est à l'extérieur, mais pas avec tant d'excès : on voit le résultat. Mais les problèmes de concentration et d'efficacité ne sont pas qu'à ce niveau. ils sont plus constants. Le joueurs sont appliqués mais n'ont pas encore une concentration à 100 % et le nombre de ballons égarés, mal donnés est encore beaucoup trop important. Après un premier match très honorable contre le PSG et un très bon match contre Lorient, voilà un promus qui peut se montrer satisfait. Cependant, il existe aujourd'hui une épine : se retrouver seulement avec deux points avec deux bons matchs. On a vu des équipes en difficulté psychologique dans ce même type de situation car elles se sont mises à douter. En effet, une contre performance, un hasard de calendrier qui fait que les poursuivants marquent des points, peuvent conduire à se poser des questions et à déjà vouloir changer beaucoup de choses... Ce serait dommage et trop tôt. Petit danger, mais danger réel. YT
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