PSG – Marseille : L'efficacité et l'opportunisme VS le manque de confiance et le doute. Petite mention d'agacement pour les réalisateurs TV : ce n'est pas parce que la technique fournit des gadgets (sans doute forts couteux) qu'il faut se sentir obligé de les utiliser. On ne voit pas bien ce que la « caméra araignée » apporte sur le direct. On se dirait au dernier rang du virage avec un paire de jumelles. Pourquoi pas au ralenti ? Et encore...
PSG : ce n'est pas faute d'avoir essayé. On ne pourra pas reprocher aux joueurs d'avoir pris ce match en dilettante car, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont essayé et qu'il se sont investis, notamment pendant la première mi-temps.
Toutes les mesures de nos outils d'analyse sont plutôt bonnes sur l'ensemble du match : détermination offensive, motivation, concentration et motivation.
Mais voilà, le niveau de détermination défensive est catastrophique : répétition de ce que nous avions déjà vu contre Lyon et contre Monaco.
Le manque de détermination défensive n'est pas une constante au cours du match mais il est l'objet de véritables « trous » qui, lorsque l'on tombe contre des attaquants aussi opportunistes que ceux de l'OM, ont des conséquences immédiatement terribles.
Trois buts et trois fois le même défaut.
Il faut d'ailleurs se rappeler qu'il aurait pu y avoir un quatrième but, lorsque le ballon frappe le poteau. Fort heureusement aucun attaquant de Marseille n'avait suivi (ce qui est fautif), car aucun défenseur du PSG n'avait également suivi : ce qui est fautif également.
Où est le problème ? D'abord, les problèmes sont nombreux et ne concernent pas que le mental. De notre point de vue, le plus flagrant concerne le management du mental. Ils sont quelques entraîneurs (Rennes, Monaco) qui, comme celui du PSG pensent que tout se gère du banc, le mental y compris. Il suffit de voir certaines colères pour comprendre que l'on croit encore au pouvoir de l'entraîneur sur le mental collectif. Le mental se gère sur le terrain sous la responsabilité des joueurs. Vouloir gérer le mental du banc de touche, c'est déresponsabilisé les joueurs alors que la qualité du mental est dans la responsabilité que l'on prend. Inutile de crier, de vociférer, de punir un joueur en le sortant. Ce n'est pas dans ce type de management qu'est l'avenir. Nous voyons petit à petit apparaître d'autres modes dans des équipes qui sont mieux classées avec des moyens moins importants.
Responsabilité des défenseurs, mais également responsabilité des attaquants qui ont besoin de reprendre confiance : la confiance, il faut être le premier à la donner et jamais le premier à la retirer.
YT
Sochaux
Paris-SG
11ème Journée
1 - 4
Sochaux – PSG : Un rit, l'autre peut pleurer.
Autant le dire : Sochaux est passé à côté de son match. Si l'on excepte la détermination offensive que l'on n'a pu codé que très peu de fois dans le match, tous les autres indicateurs sont en-dessous de la moyenne.
Chacun aura pu constater les problèmes répétitifs de concentration qui se sont soldés la plupart du temps par une impossibilité d'enchaîner les passes et les gestes techniques dans les 30 derniers mètres. Sans oublier d'autres problèmes de concentration dans tous les secteurs de jeu. Mais où avaient-ils la tête ? Etaient-ils impressionnés par l'adversaire ? Par le match du dimanche soir ? La bonne série passée les avaient-ils rendus trop sûr d'eux.
Car côté motivation le compte n'y est pas non plus.
Et c'est sans parler d'une détermination défensive en-dessous de tout qui porte à elle seule au moins la moitié de la responsabilité du score. Comment un gardien qui sauve deux fois son but peut-il encore se retrouver seul au moment de devoir faire sa troisième intervention ? Ce manque de poursuite, d'insistance, de pugnacité est fautif. Et ce déficit a été sensible dès l'entame du match : il ne s'explique donc pas par le changement d'un joueur blessé.
Les bons résultats précédents ont sans doute largement masqué ce handicap qui avait pourtant déjà coûté cher par deux fois. Si l'on ajoute à tout cela une solidarité du groupe qui paraît bien faible dans ces moments-là, on se dit que ce n'est pas un match à oublier, mais à regarder de très près si l'on ne veut pas que cela se reproduise.
Paris Saint-Germain n'avait donc pas un adversaire de première garde hier soir, mais cela n'explique pas non plus l'ensemble du bon résultat obtenu.
Le PSG avait hier soir beaucoup de détermination et de motivation. Ce sont des bons points, mais il ne faudrait pas croire qu'il suffit de réunir des joueurs pour cela. Si toutes les équipes qui tentent ce genre de stratégie réussissaient, cela se saurait et nous aurions 20 champions de France.
Toujours est-il que pour ce match là, les vertus d'engagement ont été présentent et que, pour le coup, l'adversaire n'était pas à la hauteur de l'engagement qu'il fallait pour cette rencontre. Ce n'est peut-être pas plus compliqué que cela : avoir plus de motivation que son adversaire.
Car chacun l'a vu, ce match du PSG n'a pas été parfait. Les problèmes de concentration ne sont pas réglés. Mais il est vrai également que la concentration et la lucidité ont tendance à baisser lorsque l'engagement est très important. Le PSG ne partant pas très haut dans ce domaine, il est logique que le résultat soit encore un peu moins bon que d'habitude.
Si l'on exclut le pénalty généreux de la première mi-temps, le score n'était pas extraordinaire et le nombre réel d'occasions de but non plus. Les faits de jeu ont un peu fait le reste et la défense passive de Sochaux y a parfaitement aidé.
Voilà une bonne marche franchie par le PSG mais sur laquelle il ne faudrait surtout pas s'enflammer. On en saura plus contre des adversaires plus musclés mentalement et plus difficiles techniquement et tactiquement.
YT
Toulouse
Paris-SG
9ème Journée
1 - 0
Toulouse – PSG : bien triste match.
Si ce n'est la détermination défensive du TFC et la pugnacité de ses attaquants dans les rares situations où ils peuvent s'exprimer, il n'y a pas grande satisfaction à tirer de cette prestation là. Ah, si ! Une victoire tout de même.
Forcément, défendre à tout crin et se battre comme des beaux diables devant, augmentent le coefficient de motivation qui prend également en compte ces deux données.
Par ailleurs, les problèmes d'attention sont manifestes, mais rien à voir avec la déroute du PSG dans ce domaine. A moins que pour Toulouse, il ne s'agisse d'un problème de niveau ou de condition de jeu (pourquoi les fait-on jouer sur le terrain d'entraînement ?).
Plus grave peut-être on ne retrouve plus la solidarité qui avait fait une partie des forces du groupe à une époque et, notamment, la saison passée ?
Un match à oublier aussi vite que l'on se rappellera de la victoire.
Le PSG de son côté réussit un genre d'exploit puisqu'il détient pratiquement le record négatif en terme de concentration.
Problèmes d'attention ? De concentration ? De lucidité ? De prise de décision ?
Tout cela un peu mêlé et l'état du terrain ne peut pas tout expliquer.
Le staff aura raison de réfléchir aux nombres de touches effectuées par ses joueurs et récupérées sans même un duel par les Toulousains. On voit dans cet exemple que l'état du terrain n'a rien à voir là-dedans. Une première mit-temps catastrophique sur le plan de l'attention, de l'application et une seconde mit-temps qui commence de la pire des manières. Il aura fallu attendre 9 minutes pour voir un semblant d'enchaînement cohérent qui ne soit ponctué d'une faute technique ou d'une passe ratée ?
De cette manière là, il n'y a rien à espérer.
On sent que le management a réussi à obtenir de l'engagement de la part de ses joueurs, particulièrement pour presser haut. Soit, mais il semble bien que cette débauche d'énergie se fasse au détriment des facteurs de concentration.
Autre intérêt de cette défaite : regarder en boucle le but encaissé. On y verra dès la déviation qui met la défense dans le vent (!?!), un joueur parisien qui lève le bras pour réclamer quelque chose (et qui donc s'arrête au lieu de poursuivre sa course) et le reste de la défense qui revient à un rythme de sénateur alors qu'un sprint aurait donné une petite chance de sauver quelque chose.
Voilà, et cela fait 1 à 0.
On se dit qu'il y a vraiment beaucoup de travail à faire et on ne voit pas beaucoup de progrès si l'on excepte la pugnacité des attaquants qui ne peut pas pleinement s'exprimer tant les ballons décisifs sont rares.
YT
Paris-SG
Lyon
6ème Journée
1 - 1
PSG – Lyon : du très petit Lyon.
Les Parisiens doivent encore se demander comment ils ont fait pour laisser filer deux points contre un OL d'aussi petite facture ?
Où les Lyonnais pouvaient-ils avoir la tête car si on exclu un quart de match en seconde période et le but égalisateur on était hier soir en plein désert. Au cours du premier quart d'heure de la deuxième période, il est impossible de trouver un seul enchaînement de passes corrects, notamment en milieu de terrain. Du piètre Lyon à la concentration en déconfiture, à la motivation et à la solidarité discutable, à la détermination défensive en berne. Le seul petit point positif concerne la détermination offensive qui aura été sauvée du désastre après les changements.
Qu'ont donc fait les Parisiens ? Presque tout correctement sauf une détermination défensive largement en décompression pendant la dernière demi-heure : du déjà vu !
Alors bien sûr, il y a eu un goal magique pour l'OL et un petit coup de pouce arbitral. Oui mais...
Psychofoot ne commente pas les choix tactiques qui ne sont pas dans ses compétences. Par contre, lorsque ceux-ci ont une conséquence psychologique, il est intéressant d'en parler.
L'entraîneur du PSG a choisi sciemment de ne pas presser les Lyonnais haut et de ne pas solliciter ses attaquants dans ce domaine. C'est un choix que nous ne commenterons pas. Par contre, on doit constater que fréquemment ce choix réduit significativement l'agressivité des attaquants.
D'une façon simple, disons que plus un joueur est sollicité (s'il a du talent bien entendu), plus il maintient un niveau d'agressivité constant. S'il s'implique dans le pressing, sans s'épuiser, il maintient en permanence sa vigilance et son agressivité. Il se trouve sur le plan mental dans une certaine constance et une certaine efficacité. S'il se trouve « autorisé » à alterner les moments de relâchement et les moments d'hyper-concentration, il risque de ne pas disposer de tous les ressorts suffisants au moment voulu.
Nous avions déjà pointé le manque d'agressivité de l'attaque parisienne à Monaco. Il y a des coups de pied et des coups de tête qu'aucun goal au monde, même en verve, ne pourra arrêter. Cela n'enlève rien du mérite du goal Lyonnais (qui a été en constante concentration extrême), mais il y a des occasions où il n'aurait même pas dû voir le ballon.
Cette incapacité à marquer quand l'on domine ou quand l'autre est absent, cette incapacité à « tuer un match » confirme nos premières observations.
Ne faut-il pas solliciter plus les attaquants dans un pressing à la relance ? Oui. Ce n'est pas un problème tactique, mais un problème psychologique de maintien de la tension et de l'attention. D'autant qu'à Paris, on en connaît au moins un qui ne demanderait que çà...
YT
Monaco
Paris-SG
5ème Journée
2 - 0
Monaco – PSG : Tentatives d’arabesques sur champ de labour
A force de regarder des matchs de football sur des terrains d’assez bonne qualité, voire de très bonne qualité on n’imagine même plus qu’il puisse encore exister des « machins » supposer accueillir des matchs de L1. A se demander s’il est raisonnable pour un club comme Monaco d’engager des artistes lors des transferts ou plutôt des laboureurs, ou au moins des jardiniers. Il faudra jouer 19 matchs dans ces conditions : mieux vaut jouer à l’extérieur.
Toujours est-il que Monaco aura eu de grandes difficultés à se mettre en jambe : problème de concentration, sans doute, mais également d’adaptation aux conditions de jeu. N’en parlons plus.
Voilà en tout cas une équipe qui montre une mentalité acceptable, particulièrement en phase offensive, là où la détermination est la plus forte. Il lui manque cependant un certain liant, notamment au niveau de la communication inter-joueur et plus globalement au niveau de la solidarité du groupe.
Sur le plan de la détermination, Monaco et le PSG ont montré de large carence dans les phases défensives. Le nombre de passes réussies sur les dégagements du goal monégasque n’ont pas manqué d’interrogé l’entraîneur parisien et cela à juste titre.
C’est finalement un match qui aurait pu basculer d’un côté ou de l’autre. Mais voilà, un peu plus de détermination offensive pour Monaco et un peu moins de détermination offensive pour le PSG et cela fait 2 à 0 : rien à dire, l’opiniâtreté à encore frappé. La défense parisienne à franchement manqué de pugnacité, particulièrement dans le deuxième tiers de la seconde mi-temps.
Le PSG n’a pas su profiter des largesses des 25 premières minutes et des occasions qui se sont multipliées. C’est ensuite un scénario courant : la satisfaction de la domination, la frustration de ne pas marqué mais un soupçon de certitude que les choses ne peuvent qu’évoluer favorablement et c’est de l’énergie et de l’agressivité qui baisse. Evolution on ne peut plus classique alors que c’est justement à ce moment là que la combativité et l’ardeur offensive doit être renforcée. Il ne faut jamais laisser respirer de nouveau une équipe qui semble en voie d’asphyxie.