PSG – Lyon : du très petit Lyon.
Les Parisiens doivent encore se demander comment ils ont fait pour laisser filer deux points contre un OL d'aussi petite facture ?
Où les Lyonnais pouvaient-ils avoir la tête car si on exclu un quart de match en seconde période et le but égalisateur on était hier soir en plein désert. Au cours du premier quart d'heure de la deuxième période, il est impossible de trouver un seul enchaînement de passes corrects, notamment en milieu de terrain. Du piètre Lyon à la concentration en déconfiture, à la motivation et à la solidarité discutable, à la détermination défensive en berne. Le seul petit point positif concerne la détermination offensive qui aura été sauvée du désastre après les changements.
Qu'ont donc fait les Parisiens ? Presque tout correctement sauf une détermination défensive largement en décompression pendant la dernière demi-heure : du déjà vu !
Alors bien sûr, il y a eu un goal magique pour l'OL et un petit coup de pouce arbitral. Oui mais...
Psychofoot ne commente pas les choix tactiques qui ne sont pas dans ses compétences. Par contre, lorsque ceux-ci ont une conséquence psychologique, il est intéressant d'en parler.
L'entraîneur du PSG a choisi sciemment de ne pas presser les Lyonnais haut et de ne pas solliciter ses attaquants dans ce domaine. C'est un choix que nous ne commenterons pas. Par contre, on doit constater que fréquemment ce choix réduit significativement l'agressivité des attaquants.
D'une façon simple, disons que plus un joueur est sollicité (s'il a du talent bien entendu), plus il maintient un niveau d'agressivité constant. S'il s'implique dans le pressing, sans s'épuiser, il maintient en permanence sa vigilance et son agressivité. Il se trouve sur le plan mental dans une certaine constance et une certaine efficacité. S'il se trouve « autorisé » à alterner les moments de relâchement et les moments d'hyper-concentration, il risque de ne pas disposer de tous les ressorts suffisants au moment voulu.
Nous avions déjà pointé le manque d'agressivité de l'attaque parisienne à Monaco. Il y a des coups de pied et des coups de tête qu'aucun goal au monde, même en verve, ne pourra arrêter. Cela n'enlève rien du mérite du goal Lyonnais (qui a été en constante concentration extrême), mais il y a des occasions où il n'aurait même pas dû voir le ballon.
Cette incapacité à marquer quand l'on domine ou quand l'autre est absent, cette incapacité à « tuer un match » confirme nos premières observations.
Ne faut-il pas solliciter plus les attaquants dans un pressing à la relance ? Oui. Ce n'est pas un problème tactique, mais un problème psychologique de maintien de la tension et de l'attention. D'autant qu'à Paris, on en connaît au moins un qui ne demanderait que çà...
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